Mouvement Ettajdid حركة التجديد

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Qui sommes-nous ? Quels sont nos objectifs ?

mercredi 2 février 2011

Le Mouvement Ettajdid (en arabe : « Le Renouveau, l’Innovation ») est un parti politique tunisien né essentiellement de la volonté d’unifier les différentes composantes de la gauche tunisienne.

Le paysage de cette gauche s’est, en effet, caractérisé, depuis les années 60- après l’interdiction du Parti communiste tunisien et de sa presse, en décembre 1962- par une diversification de plus en plus grande, notamment par la création du « Groupe d’Etudes et d’Action Socialistes »(GEAST) plus connu par le nom de sa revue, Perspectives.

L’évolution de Perspectives , les retombées des débats qui ont déchiré, dans les années 60 et 70 surtout, les mouvements marxistes, ouvriers et progressistes sur le plan international (trotskisme , maoïsme, « voie albanaise »…), l’influence des mouvements de libération arabes(nationalisme arabe, baathisme…) et palestiniens : tout cela avait mené à la prolifération des mouvements, groupes, et groupuscules se réclamant de la gauche et de l’opposition au régime et à la multiplication de leurs divisions internes.

Après une longue période où la « pureté » idéologique et politique a poussé un grand nombre de ces groupes à donner la priorité à des luttes intestines, parfois violentes, contre le « déviationnisme », le « révisionnisme », l’ « aventurisme » … ,la conscience est devenue de plus en plus grande, chez les militants, que ce qui unissait une grande partie d’entre eux était beaucoup plus important que ce qui les séparait.



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L’expérience des luttes menées en commun, les leçons des succès et des échecs, les évolutions internationales… avaient mené certaines organisations et de nombreux militants à relativiser l’importance des facteurs idéologiques et internationaux- à l’origine de la plupart des luttes fratricides- et à privilégier les convergences autour de valeurs fondamentales(démocratie, progrès, égalité hommes-femmes, justice sociale, laïcité impliquant notamment la séparation de la sphère du pouvoir politique de celle de la religion etc.) et d’objectifs politiques concrets( luttes syndicales, batailles électorales, manifestations de protestation et de solidarité…).

Cette orientation politique unitaire s’est concrétisée d’abord, à des degrés divers, au sein des organisations syndicales, des associations civiques (en particulier la Ligue pour la défense des droits de l’homme) et à l’occasion de diverses manifestations.

Une étape importante sur le plan symbolique a été franchie lorsque les militants du Parti Communiste Tunisien ont décidé, en 1993, de s’associer avec des militants progressistes indépendants pour transformer leur parti en un mouvement progressiste et démocratique plus large et moins idéologique : le Mouvement Ettajdid.
L’impulsion ainsi donnée à un début de réalisation concrète de l’aspiration à l’unité a franchi un pas beaucoup plus convaincant au premier congrès d’Ettajdid, en mai 2001.

Tout en réaffirmant fortement l’option pour un mouvement progressiste ouvert et large, le congrès a apporté des corrections fondamentales aux orientations et à la pratique politique du mouvement. Ces corrections ont eu une influence décisive et très perceptible sur les positions et les analyses du Mouvement, ce qui a constitué, pour de nombreux militants indépendants, notamment, une illustration forte de la volonté des militants d’Ettajdid de se situer désormais sur une ligne et une pratique combatives et militantes, dans une opposition claire, franche et responsable à la politique du pouvoir, évitant à la fois le suivisme opportuniste, le radicalisme verbal stérile et les alliances sans principes.

Cette double orientation a connu une illustration éclatante à l’occasion des élections présidentielles et législatives de 2004.

Se basant sur une disposition, introduite dans la Constitution par le pouvoir à des fins politiciennes, permettant, cependant, la candidature d’un membre de la direction d’Ettajdid aux élections présidentielles, des personnalités démocratiques ont appelé l’opposition démocratique et progressiste à saisir cette opportunité pour mener ne bataille de terrain de grande ampleur en participant à ces élections avec un dirigeant d’Ettajdid comme candidat commun.

Cette perspective a eu immédiatement un écho profond, tant au sein de certaines organisations démocratiques ou progressistes convaincues de l’importance cruciale de l’unification des forces- Mouvement Ettajdid, parti de la gauche socialiste, parti patriotique…., parti des Verts tunisiens- que chez un très grand nombre de militants, insatisfaits de leurs expériences passées dans tel ou tel groupe, mais aussi de la position d’observateur passif des événements. Décidées à ne pas rater une telle bataille, ces différentes composantes se dotèrent d’une structure pour organiser leurs luttes dans cette bataille inédite : c’est ainsi qu’a été fondée l’ « Initiative démocratique et progressiste ».

La candidature de Mhamed Ali Halouani, président du Conseil national d’Ettajdid, à la présidence de la république-événement inédit dans l’histoire de la Tunisie indépendante- et la présentation de listes unitaires aux législatives de 2004 créèrent un grand élan et un retour de la foi militante parmi de très nombreux militants, anciens et nouveau et soulevèrent chez de nombreuses couches de la population l’espoir d’un renouveau des approches et des méthodes d’action politique. Cela marqua surtout le retour sur la scène politique-pour la première fois depuis l’indépendance (à l’exception des luttes estudiantines des années 70 -80) du mouvement de gauche, dont la place et le rôle n’étaient nullement à la hauteur des luttes courageuses qu’il a menées aux différentes étapes de l’histoire de la Tunisie et des sacrifices qu’il a généreusement consentis. Une partie non négligeable de la gauche tunisienne rompait ainsi avec une certaine tradition de boycott, d’attente de conditions favorables etc. qui risquait d’ancrer durablement le mouvement dans la marginalisation et l’inefficacité.

A l’issue de cette bataille, avec ses succès, ses difficultés et ses échecs, les principaux acteurs de ce mouvement- au départ limité aux élections de 2004-se posèrent la question de la suite à lui donner, la conviction étant largement partagée qu’on n’avait pas le droit de gaspiller les acquis positifs de plusieurs mois de lutte commune, menées côte à côte par des militants ayant eu des itinéraires et des expériences proches ou différentes, mais tous convaincus que cette dernière bataille n’était pas anecdotique, mais constituait un réel tournant, pour eux comme pour l’ensemble du mouvement démocratique, voire pour la vie politique de la Tunisie. Ils étaient , en particulier, convaincus que la principale leçon à tirer de cette expérience était que les barrières psychologiques qui avaient si longtemps dressé la plupart d’entre eux les uns contre les autres disparaissaient comme par miracle dès lors que des luttes réelles étaient menées en commun, sur des objectifs clairement identifiés et avec des moyens politiques adaptés à la situation et au rapport des forces.

Cette conviction profonde se concrétisera dans deux directions :

  • pour les organisations et une partie des militants non organisés qui ont contribué à la création de l’Initiative, la décision a été prise de poursuivre une coordination avancée de leurs actions, sous une forme adaptée aux nouvelles circonstances, mais avec une ambition dépassant les simples conjonctures électorales : cela a abouti à la création de l’ "Initiaive Nationale pour la Démocratie et le Progrès".
  • pour de très nombreux autres militants indépendants, il a paru logique, naturel et politiquement efficace de se saisir de l’offre d’Ettajdid d’entreprendre en commun la refondation du Mouvement Ettajdid dans le sens de la création d’un parti nouveau, rassemblant dans une maison commune des énergies aux itinéraires différents, mais largement convergents. C’est dans cette conviction que s’engagea la préparation du « Congrès de la refondation », sur une base strictement paritaire, à tous les stades de sa préparation, de son organisation et de son déroulement.

Ainsi naîtra, le nouveau Mouvement Ettajdid, riche de nombreux militants, anciens et nouveaux doté d’un nouveau type d’organisation et de fonctionnement, démocratique et participatif, et d’une nouvelle direction, paritaire et solidaire.



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Dans les documents ci dessous (au format PDF), il y a la plateforme politique complète du Mouvement élaborée par le dernier congrès (juillet 2007) et un résumé de ce même document, tous les deux en langue arabe.

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