Sous-Commission "Institutions et Libertés"

Synthèse des débats

mardi 12 juin 2007 par webmaster


— - Les débats ont dégagé deux principales conclusions :

1) l’invariant autoritaire et la capacité des régimes autoritaires à se régénérer ;

2) les pesanteurs socio-culturelles et la place encore secondaire de la liberté dans l’échelle des valeurs sociales.

1) Sur l’invariant autoritaire :

Le constat est partagé par tous. C’est une constante du régime tunisien de faire des médias, de la presse écrite et de l’audiovisuel, un instrument de pouvoir et par suite de légitimation, de formatage et de contrôle d’une société forcée au silence et à la pensée apologétique. Les cas répétés de « délinquances liberticides et de récidives ne sont plus à rapporter tant ils sont flagrants connus de tous ». La distorsion entre le discours et la réalité est de plus en grande. Elle est révélatrice de la culture des ruses et des subterfuges. ( al hiyal) et de la capacité du pouvoir à en user pour se redéployer.

2) Sur les pesanteurs socio-culturelles :

Certains intervenants insistent sur la dimension culturelle de la liberté et le statut « secondaire » qu’elle a dans les représentations sociales. Non - intériorisée en tant que valeur primordiale, la liberté n’a souvent - aux yeux mêmes de ses protagonistes-, qu’un caractère purement instrumental (acceptation de la figure d’un guide remplaçant un autre guide, du despote éclairé, du chef : chef de famille, chef de la communauté, etc). Des rapports et des études montrent que c’est la justice (al âdl) qui tient la priorité dans la hiérarchie des valeurs. D’autres intervenants apportent quelques nuances en appelant à ne pas sous estimer la créativité de la jeunesse, son inventivité et sa liberté de ton (via internet, sites et blogs) ainsi que la capacité d’ouverture des sociétés quand on leur en donne l’occasion ( expérience du Ray’, du Phare, du Maghreb, l’exemple actuel du Maroc). Ils appellent à ne pas « naturaliser » les sociétés dans des postures culturelles mais bien de considérer que la persistance« de la tradition despotique » est le produit de l’histoire musulmane avec le triomphe de la théologie politique et l’échec de la pensée philosophique et critique.


Accueil du site | Contact | Plan du site | Espace privé | Statistiques | visites : 456793

Suivre la vie du site fr  Suivre la vie du site Français  Suivre la vie du site Travaux du congrès 2007  Suivre la vie du site Plateforme et Programmes   ?

Site réalisé avec SPIP 1.9.2d + ALTERNATIVES

Creative Commons License